Un démarrage inattendu
Cinq audiences ont déjà eu lieu au TI de La Flèche concernant le différend avec le Syndicat mixte. Deux de ces audiences concernaient des personnes qui ont directement déposé leur demande au TI, trois concernaient des adhérents du Collectif.
Toutes ces audiences ont été fort brèves : appel des demandeurs et annonce du renvoi de tous les dossiers à des audiences ultérieures. Cette décision a été motivée par la magistrate par l'attente d'un arrêt de la cour d'appel d'Angers invitée à statuer dans « une affaire similaire » sur la compétence du TI de La Flèche, une partie demandant son dessaisissement au profit du Tribunal de Grande Instance du Mans. Pas plus nous que notre avocate et l'avocat adverse ne savons précisément de quoi il en retourne et en quoi cette affaire qui nous est totalement étrangère serait « similaire » à la nôtre. La cour d'appel d'Angers a dû rendre son arrêt le mardi 7 octobre, nous a-t-on précisé. A ce jour, malgré les demandes de renseignements faites tant auprès de la CA d'Angers que du TI de La Flèche nous ne savons toujours pas ce qu'il en est et quelles répercussions cela peut avoir sur notre affaire. Situation un peu étrange dont nous ne savons pas quand nous sortirons alors que les prochaines audiences auxquelles sont convoqués des adhérents du Collectif se tiendront le lundi 20 octobre, dans une semaine !
L'attente contrainte dans laquelle nous sommes est à l'origine d'un « incident » qui a légitimement ému certains de nos adhérents. Confrontée à ces renvois systématiques, notre avocate, plutôt que de venir spécialement de Paris pour seulement entendre l'appel des dossiers et se voir signifier le renvoi, a écrit à la présidente du TI pour lui donner la liste des demandeurs convoqués à l'audience qu'elle représente. Selon elle cette démarche relève d'une procédure usuelle dont l'intérêt ici est de nous épargner des frais inutiles. La magistrate ne l'entend pas ainsi estimant que même pour s'entendre signifier un renvoi, les demandeurs doivent être présents ou représentés.
Cette présence physique personnelle ou par avocat interposé n'aurait rien changé quant au renvoi. Elle aurait dispensé le greffe d'envoyer de nouvelles convocations. Ce n'est sans doute pas négligeable eu égard aux nombre de demandeurs concernés. C'est dans ces circonstances que la centaine d'adhérents du Collectif qui n'était ni présente ni représentée à l'audience ont reçu une nouvelle convocation pour le 14 novembre avec la mention «Dernier avis avant caducité ».
En concertation avec nous, Me Asfaux prend toutes les dispositions afin que pareil incident ne se reproduise pas. Nous serons désormais physiquement représentés à toutes les audiences fussent des audiences de renvoi.
Il nous reste à espérer que la procédure entrera très prochainement dans le vif du sujet.
Collectif Val-de-Loir, le 13 octobre 2014