LE SYNDICAT CONTRAINT A S'EXPLIQUER, ENFIN !
Le SMVL vient de réagir (voir O-F et LML de ce jour) à nos révélations sur le coût réel des collectes et sur le provisionnement d'une somme de 280 000 € inclus dans le montant de la REOM 2014. Le débat que nous avons initié commence à porter ses fruits : la vérité et la transparence dues aux usagers du service public. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
Sur le coût des collectes
Nous prenons acte de la précision selon laquelle l'amortissement des colonnes d'apport dit volontaire (PAV) est de 12 ans et non de 8, comme dans nos calculs. Encore qu'on pourrait s'interroger sur ces données théoriques sans guère de rapport avec la fin quasi programmée de ce mode de collecte. Mais passons. En prenant en compte cet amortissement de 12 ans, le coût annuel par utilisateur de la collecte PAV se réduit de 139,25 €, selon nos premiers calculs, à 131,51 €; montant à comparer au 114,28 € pour la collecte en porte-à-porte.
« La maintenance des bacs individuels n'a pas été prise en compte dans le chiffrage » croit utile d'ajouter la directrice du Syndicat. Exact. Il s'agit exclusivement d'une maintenance curative. Selon un document de travail du SMVL, elle se monte à 4,87 €/usager/an. Sa prise en compte modifierait d'autant moins les choses qu'il faudrait symétriquement inclure tous les coûts générés par les dysfonctionnements récurrents des trop fameuses colonnes Plastic Omnium.
En l'état actuel de nos informations, nous maintenons notre conclusion : le PAV coûte plus cher que le PAP.
En tout état de cause, sur le fond des choses, l'essentiel est désormais confirmé par le Syndicat lui-même: la collecte PAV ne constitue en rien une économie. Selon ses calculs, la moins pire des hypothèses, elle coûterait 27 centimes par usager et par semaine de moins que la collecte en porte-à-porte. Tout ça pour ça ! Quel stupéfiant gâchis d'argent public et d'énergie !
Rappelons pour mémoire que nous étions déjà parvenus à une conclusion très proche en avril dernier. « Ce qui m'ennuie de la part du Collectif, c'est son entreprise de désinformation » réagissait alors Jean-François Cointre, 1er vice-président du Syndicat. La directrice de l'établissement public ajoutait : «C'est tellement facile de raconter des énormités » (Le Petit Courrier, vendredi 25 avril 2014). Chacun sait désormais qui a désinformé, qui a raconté des énormités.
Sur le provisionnement de 280 000 €
Le Syndicat peut tourner les choses comme il voudra, sa délibération du 26 septembre 2013 est limpide : il s'est agit de faire payer par les usagers en 2014 les éventuelles ristournes qui leur étaient promises pour 2015. C'est aussi illégal que la pratique commerciale qui consisterait à annoncer des soldes de 10 % après avoir discrètement augmenter les prix de 10 %. Parler de tromperie est faible. Quant aux frais d'avocat aujourd'hui à prendre en compte, ils ne résultent que de la mise à jour des entourloupes du Syndicat.
La nécessité de créer en 2014 une réserve de trésorerie ? Elle a eu pour seule origine une très lourde faute de gestion : l'assèchement d'une trésorerie alors substantielle pour financer les investissements engagés dans le cadre de la réforme que nous subissons depuis un an.
Sur le retour au porte-à-porte pour le plus grand nombre
Le Collectif se félicite que, pour la première fois, le bureau du Syndicat annonce de façon publique son objectif de rétablir le porte-à-porte pour l'immense majorité des habitants. Cet objectif reste à être confirmé par le Comité syndical. Les conditions de son financement et les délais de mise en œuvre demandent à être précisés.
Collectif Val-de-Loir, le 18 novembre 2014